Président et doyen du tribunal rabbinique de Marrakech et recteur d’école talmudique, il forma de nombreux disciples. Auteur du livre Guedoulat Mordekhaï sur le Talmud, le Choulhan Aroukh et le Raava. II rédigea des centaines de décisions halakhiques. On racontait à son sujet qu’il connaissait qu’il connaissait par cœur les quatre ordres du Choulhan Aroukh. Il excellait dans la qualité de l’humilité, aimait la vérité, la recherchait et la recevait de toute personne qui l’apportait. La méthode de son étude consistait à aller jusqu’au fond du passage étudié et de la halakha selon le sens obvie du texte. Voici une histoire le concernant, de laquelle il convient de retenir la mesure de sa grandeur et de sa sainteté. Il y eut un jour une sécheresse, et il convoqua le public pour qu’il se rassemblât au cimetière et y priât. Tout le public répondit à son appel. Il prononça des paroles allant droit au cœur, et, alors qu’il était en train de parler, il fut pris d’un pleur terrible. Il annonça au public : «S’il pleut, tant mieux ! Sinon, D. préserve ! Que chacun se creuse ici –même un tombeau et s’y installe.» Quand il eut terminé son discours, il se mit à pleuvoir, et il y eut une grande sanctification du nom entre les juifs, mais également parmi les Arabes, quand ils apprirent que la prière des Juifs avait été agréée et que la sécheresse était terminée.
Décédé le 7 tamouz 5714 (1954)
Tiré du Livre « Pierres tombales de Marrakech »
